La Vie Culinaire

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Jamie oliver, la « #PaellaGate » et la révolution culinaire

La controverse de la paella 

Englué dans sa logique commerciale et littéraire du cuisiner moins cher et plus vite, le très (trop ?) médiatique chef britannique Jamie Oliver a récemment scandalisé le net avec sa version assez personnelle de la paella. 

Recette publiée sur son site et tirée de son récent livre Cuisine système D avec Jamie dont le but est d’apprendre à « cuisiner des plats savoureux et nourrissant avec un budget limité ». 

Quoi qu’on puisse penser de ce genre d’édition il n’est donc pas question ici d’un livre ayant la prétention de délivrer des recettes respectant l’orthodoxie culinaire.

Ceci n’empêchera pas les foodistas offensés de la twitosphère, toujours à l’affût, de lui repondre à travers le hastag : #PaellaGate.

L’histoire n’est d’ailleurs pas sans rappeler celles du #GuacamoleGate aux Etats-Unis ou plus récemment encore le #CarbonaraGate entre l’Italie et la France. 

Nul doute que la mondialisation, le multiculturalisme et le développement des technologies numériques nous amènent vers un nombre incalculable de scenarios de ce genre dans un futur proche. 

Jamie et la révolution culinaire

Il y a pourtant néanmoins une chose que ne nous apprend pas cette affaire. Avec quels ingrédients doit-on réaliser les recettes du grand chef cathodique ?

Les ingrédients du Jamie Oliver révolutionnaire adepte des produits bio et artisanaux, défenseur de l’élevage en plein air et soucieux de la souffrance animale. 
Où bien ceux de son nouveau partenaire, l’industriel controversé  brésilien Sadia, peu porté sur l’éthique sociale ni même le bien être animal ?

Qui sait d’ailleurs si nous n’allons pas bientôt trouver cette recette de paella controversée dans le catalogue des plats cuisinés que Jamie est en train de mettre au point pour Sadia ? Plats qui rejoindront les nombreux autres produits que le Che Guevara des nuggets a développé  pour Sainsbury’s, Findus, Boots, woolworths et tant d’autres. 

Tout ceci nous amène au constat qu’il y a au moins un point commun entre les chefs cathodiques comme Jamie et les publicités des industriels de l’agroalimentaire. les deux sont porteurs de messages paradoxaux tel que le suivant :

Achetez les produits surgelés Jamie Oliver fabriqués en usine tout en cuisinant vous même vos plats avec des produits frais et bio provenant d’un producteur local. 

Pukka or not pukka ?

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Cette entrée a été publiée le octobre 10, 2016 par dans Agro-alimentaire, Gastronomie, Mes articles.

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